Locustelle luscinoïde - Locustella luscinioides

Portrait de LPO Isère

Assez rare en Isère, la locustelle luscinoïde est un passereau strictement inféodée aux zones humides pourvues de roselières denses et âgées. Bien qu'étant de nature très discrète, le mâle se perche souvent sur une tige de roseau afin d'émettre son chant caractéristique, sorte de trille bourdonnant, semblable à un chant de crapaud ou de sauterelle.
Locustelle luscinoïde Par Created by Sergey Yeliseev. — http://www.flickr.com/photos/yeliseev/2568406971/, CC BY 2.0
Comment identifier cette espèce ?

La locustelle luscinioïde est un passereau de taille moyenne aux couleurs uniformément brun-roux. Elle est reconnaissable à sa gorge blanche, son sourcil beige plutôt court et son cercle orbitaire blanchâtre.

Répartition de l’espèce en Isère

La population iséroise est localisée proche des cours d'eau : Isère, Drac. Mais aussi dans les territoires comme l'Isle Crémieu où elle trouve encore des milieux favorables. La locustelle luscinioïde ne semble jamais avoir été commune en Isère.

Écologie locale

Très exigeante, la locustelle luscinioïde vit exclusivement dans les roselières denses, âgées et inondées, il lui faut des massifs de roseaux secs et couchés. La proximité de l'eau lui est nécessaire. Elle se nourrit d'invertébrés qu'elle chasse au sol.

Phénologie – variations liées aux saisons

La migration prénuptiale dans la deuxième moitié du mois d'avril est nettement marquée. La transition entre les observations de migrateurs et de nicheurs se fait en mai, les données en juin ne concernent que des individus probablement nicheurs. La migration post-nuptiale a lieu dès fin août, mais l'oiseau ne chantant pas, les individus ne sont pas, ou peu, repérés.

Actions favorables à l’espèce

La préservation de l'espèce passe avant tout par la conservation des roselières et des zones humides, notamment via la limitation de leur exploitation répétée et des fauches hivernales de roseaux (faucardages) qui y sont annuellement effectuées (la locustelle luscinioïde ne s'installant que dans des massifs âgés de plusieurs années). Il est tout de même important de limiter l'envahissement des roselières par les espèces ligneuses. Un fauchage raisonné doit donc tout de même être effectué, ce dernier devant avoir recours à des techniques de fauche en mosaïque qui permettront d'obtenir des zones de roselières d'âges différents, particulièrement appréciées par la locustelle luscinioïde. L'espèce nichant à proximité du sol, il est également important d'entretenir dans ces zones des niveaux d'eau de faible profondeur et d'éviter les fortes variations de niveaux (à proximité des barrages par exemple).